Vers le système des Villas Vésuviennes

 

Ils sont passés vingt-cinq années depuis que Massimo Troisi tournait son premier film – Ricomincio da tre – à San Giorgio à Cremano. La scène s’ouvrait dans l’atrium de Villa Vannucchi, chevalé et abandonné à la dégradation. Une image de  dégradation que nous ne verrons jamais plus pour Villa Vannucchi, ainsi que pour beaucoup d’autres villas vésuviennes, parce que dans ces années notre ville a changée et avec elle ils ont changé les lieux et même les personnes, qui se sont laissées impliquer dans un processus de requalification lent, mais radical.

Dans la préface à la première édition de ce volume, il y a cinq ans, j’écrivais que “ rendre jouissif une ville signifie donner à ceux qui habitent les lieux, la possibilité d’entrer et de sortir de son passé ”. Aujourd’hui cela est possible parce que le projet de requalification urbaine qu’on a entamé, a intéressé non seulement les villas du XVIII siècle, mais même les rues et les places, en redonnant la dignité et les conditions de vie à ces lieux, qui jusqu’au début du siècle dernier avaient rendu célèbre la zone vésuvienne, mieux connue comme “ la terre des délices ”.

Si jusqu’à il y a quelques années les demeures du XVIII siècle se confondaient parmi les autres édifices, aujourd’hui en se promenant dans les rues de la ville, on s’aperçu non seulement de leur présence, mais grâce au programme de récupération et de mise en valeur “ Memoria Viva ”, on peut même en apprécier leurs caractéristiques architecturales. Dans les dernières années Villa Bruno, Palais de la Culture Vésuvienne, est devenue le coeur de la vie culturelle citoyenne, ainsi que point de repère pour toute la zone vésuvienne. Elle représente le siège du prix Massimo Troisi et de l’Institution Municipale pour le développement de la culture; en même temps elle est le siège du bookshop Vesuvio Libri, et elle abritera un Musée vésuvien du vin avec un Centre de culture oenologique annexe et une école pour sommeliers, un café littéraire avec un centre de culture oeno-gastronomique et une hôtellerie. Villa Falanga a été restaurée et redonnée à l’enfance : aujourd’hui elle abrite le laboratoire régional de la Ville des enfants. Villa Vannucchi revit la splendeur d’une restauration prestigieuse, et entre temps, ils commencent les travaux pour la restauration du parc et du jardin historique, grâce à un financement régional.

Notre engagement continue “en refonctionnalisant” les bâtiments antiques, en considérant ce qui vit et ce qui palpite dans notre présent, en réalisant ces parcours d’accès à l’histoire ordinaire en mesure d’accompagner le citoyen - spectateur sur le chemin du progrès, et pas à travers les sentiers de la revisitation mélancolique de ce qui a été et qui maintenant n’est pas plus. Un bien culturel est gardé s’il est vécu : celui–ci est le défi qui nous attend dans les années prochaines. Faire vivre nos villas vésuviennes et les insérer dans le réseau de l’offre touristique, afin qu’elles deviennent le système principal du développement de l’économie locale.

L’administration Municipale et moi, nous remercions toutes les personnes qui, avec leur travail ont réalisé cette brochure : parce que, dans ces années elle a représenté un outil important pour la connaissance et la mise en valeur du patrimoine historique et architectural de notre ville.

 

Juillet 2005

Ferdinando Riccardi

Le Maire de San Giorgio a Cremano

 

 

 

 

 

 

Le Patrimoine monumental du XVIII siècle

 

Les administrateurs des Municipalités comme la nôtre de S. Giorgio, marquées par d’années d’engorgements urbanistiques, de consommation du terrain public avec des interventions disqualifiées et pauvres, ont la tâche de réparer au moins à un demi-siècle de gaspillages, de culture insuffisante, de laideurs.

Une oeuvre de ce type ne peut que partir de l’histoire, du moment où il s’est cassé un équilibre parmi la société, la nature et la ville. Nous devons regarder à notre territoire, à notre ville, comme à un ensemble qui n’est pas complètement compromis; en même temps nous ne pouvons même pas reculer dans le temps et refaire tout.

Pour cette oeuvre de requalification qui ne concerne pas seulement les pierres, mais même les hommes, l’économie et la société, nous devons partir des endroits les plus modifiables, des lieux et des bâtiments où les interventions ont plus de perspectives de succès.

Les trente villas vésuviennes de San Giorgio représentent une parmi les ressources principales pour cette action de requalification, à partir de celles de propriété publique : “Villa Bruno” et “Villa Vannucchi”.

Nous avons restauré ces villas, restaurer sans puis utiliser les pièces et les jardins, sans penser à la maintenance, il signifie de condamner les bâtiments à un nouvel abandon. Il s’agit de reconnaître les activités à faire dérouler dans les villas, compatibles avec leur caractère historique, mais même capables de produire un revenu. Donc, dans cette direction on a reconnu des activités à placer dans les milieux restaurés, capables de concilier le rôle culturel des villas avec les interventions privées pour la gestion des activités. En particulier à Villa Bruno on a décidé d’installer un centre de culture oeno-gastronomique, unmusée vésuvien du vin, une librairie, qui existe déjà, un café littéraire et une hôtellerie.

Au contraire, pour Villa Vannucchi, on a prévu des activités affectées à la formation dans le domaine du spectacle: Ces initiatives, uniques en leur genre, pour l’élevée valeur culturelle, seront en mesure de constituer, avec les activités

de l’adjacente Villa Bruno, un pôle de la culture vésuvienne à 360°.

Mais encore avant de faire vivre les villas dans l’économie de la ville contemporaine, il faut les faire vivre dans le coeur des citoyens.

Divulguer ce patrimoine extraordinaire dans les écoles, parmi les habitants de la zone napolitaine, aux touristes qui passent le long du “ Mille d’Or ”, qui vont à Herculanum et à Pompéi, qui montent sur le Vésuve.

Si les habitants de San Giorgio ressentent à eux ce patrimoine, l’action de requalification de la ville trouvera les premières jambes sur lesquelles marcher.

 

Juillet 2005

 

Luigi Goffredi

Adjoint à la valorisation des meures vésuviennes

 

 

 

 

 

Les Villas Vésuviennes du XVIII siècle

 

 

La Villa Vésuvienne du XVIII siècle représente un style d’architecture qui fut réalisé sous le règne du Roi Charles III de Borbone, qui fut considéré l’un des Rois les plus évolués du siècle. En 1734, Charles I devint le Roi de deux Siciles.

Naples, après presque deux siècles de vice-royaume devint indépendant, et cela fut comme une poussé pour tous les intellectuelles à Naples, les chercheurs et les personnes cultivées, à créer les bases pour le développement futur de la pensée philosophique, et pour tous les arts en général.

En architecture le Roi choisit les personnes justes pour créer des bâtiments, en donnant une forte impulsion pour la réalisation des palaces nobles et des résidences, autant que des monuments tel que le Palais Royal de Caserte.

Les architectes Fuga, San Felice, Vaccaro, Gioffredo, jusqu’à Vanvitelli, furent quelques-uns parmi les préférés du Roi qui développèrent le Baroque Napolitain.

Parmi les chef-d’oeuvres architecturaux nous trouvons le Palais Royal de Portici et les Villas Vésuviennes du célèbre “ Mille d’Or ” où le Style Baroque trouve sa splendeur maximale et son expression la plus fantastique vis-à-vis du Rococo.

Ces résidences d’été que nous trouvons dans les alentours du Vésuve, représentent un lien avec le travail suivant de Fanzago…….le style, appelé “ rocaille ”, ne trouve pas sa particularité dans les grandes richesses et dans les

éléments décoratifs, mais dans la tendance à refuser les façons encore satisfaisantes, représentées par un ordre géométrique pour un plus libre effet d’inspiration naturaliste.

Avant de décrire les Villas Vésuviennes de San Giorgio a Cremano, il est préférable de présenter les deux types principales qui réfléchissent les villas.

Ils peuvent être distingués dans la villa agricole, où l’activité fermière est évidente, et “ la Villa di Delizie ” ou bien résidence de villégiature, qui apparaît comme une résidence pour la noblesse, grâce à ses larges espaces.

En lisant le plan du Duc de Noja, nous distinguons les deux types de Villas :

1) Les Villas Productives :

Elles sont situées plus à l’intérieur et utilisées pour la production de la nourriture qui à été toujours offerte par la fertilité du sol.

Parmi ces villas nous trouvons Villa Tufarelli, Villa Bonocore avec la Chapelle de saint Michel, Villa Marulli avec la Chapelle Pittore.La caractéristique des Villas agricoles, est la Chapelle pour la noblesse, située près du bâtiment (voir Villa Tufarelli), ou à côté de la porte d’entrée le long de la rue, ainsi que dans le cas de la Chapelle de saint Michel, près de la Villa  Buonocore.

2) La “ Villa di Delizie ” :

La plusieurs partie des Villas Vésuviennes appartienne à la deuxième catégorie, qui dans beaucoup de cas concerne les bâtiments qui se sont développés à travers une transformation radicale des bâtiments préexistants. Ces Villas, constituées par une structure complexe, développée orthogonalement de la porte d’entrée jusqu’à l’atrium, la cour, les jardins et le parc, terminaient souvent avec un éclat comme à Villa Bruno ou avec un “ coffeaus ” ou comme dans le cas de Villa Sincropi, avec une porte d’entrée secondaire. Grâce à cette organisation de l’espace, ces bâtiments maintiennent les deux, un lien avec le plan routier et avec les villas environnantes, et le sol de la ferme garde sa caractéristique de Palais de la ville et de villa.

Le corps central des villas n’ont pas d’espaces verts qui donnent sur les rues publiques, mais la voie d’entrée principale est située juste sous beaucoup de balcons et de fenêtres richement ornés avec des stucs et des décorations.

Al’origine le corps central des villas a été certainement conçu avec un maximum de deux étages avec deux ailes qui donnaient sur le jardin.

Dans quelques cas la structure a une forme elliptique développée le long d’un axe transversal opposé à l’axe longitudinal, qui est l’axe de perspective le long  duquel on a crée de nombreux espaces ouverts.

Les escaliers du rez-de-chaussée sont situées dans une archivolte qui corresponde à une terrasse ouverte au premier étage.

La cour a des dimensionnes réduites et un goût typiquement Baroque ; elle se termine en une exèdre fermée par un boyau vers le jardin, fermé en plus par une grille barrée en métal transparent.

 

 

 

VILLA BRUNO - Via Cavalli di Bronzo, 20

Cette villa appartint d’abord à la famille Monteleone, et ensuite à la famille Lieto, qui abritaient l’Archevêque de Naples, le Cardinal Ruffo Scilla, qui venait passer ses vacances à San Giorgio a Cremano. Par la suite, elle fut achetée de la famille Righetti, qui édifia la célèbre fonderie au début du XIX siècle, et qui vendit la propriété aux frères Bruno, lesquels ont été les propriétaires jusqu’à quand la Municipalité de San Giorgio a Cremano l’a reprise et restaurée.

Une particularité de cette villa est donnée par les deux bas-reliefs en cuivre factice, qui représentent deux têtes de cheval situées sur des piédroits aux deux côtés de l’entrée principale.

Ces éléments ont été posés à la mémoire de la fusion qui se passa dans la fonderie annexe de la villa, de deux monumentales statues équestres situées à Piazza del Plebiscito, à Naples, qui représentent Charles III et Ferdinand IV de Bourbon.

Du portail d’entrée on voit la porte principale qui encadre, dans une perspective profonde, la niche située au bout de la propriété.

Cet effet scénographique est donné par la coïncidence de l’axe principal de l’implantation architecturale avec celui perspectif qui commence avec l’atrium et le successif vestibule reliant, et qui se termine avec l’édicule baroque final. L’allée pleine de lumière du parc qui tranche derrière l’atrium était meublée avec des bancs en pierre, placés aux deux côtés qui se succèdent pour plus de deux-cent mètres aux bases de statues et de pots.

A l’intérieur du jardin il y avait une serre en fer et en verre et une exèdre semicirculaire avec des statues.

Aujourd’hui, cette dernière à été substituée avec une arène en plein air, où ils ont lieu des évènements différents organisés par la Municipalité.

Nous voyons encore, immergé dans la verdure, quelques-unes des statues que jadis constellaient le parc, et qui remontent à l’aspect de la villa du XIX siècle, tandis que le buste qui représente Jupiter est situé sur un piédestal dans le vestibule.

La cour, à côté de Via Cavalli di Bronzo, affichait jadis deux yeuses séculaires, qui constituaient un arrière-plan de verdure idéale. Aujourd’hui, ils tranchent les arbres de haut fût, qui en été, avec la couleur lilas des fleurs, créent un contraste délicat avec la façade jaune clair, qui vient d’être restaurée, en donnant une idée des effets scénographiques que l’on obtenait à l’intérieur de ces structures, même pour la sage exploitation des essences arborescentes, parfois exotiques.

Quoique la villa ait dans son plan le même établissement du XVIII siècle, son aspect est essentiellement néoclassique, tandis que la distribution des volumes a été altérée par des élargissements suivants.

La perspective postérieure, même dans sa simplicité, garde l’ample arc surbaissé, qui est une caractéristique du Baroque et le correspondant balcon principal dépourvu des ornements qui le reliait à l’ouverture sous-jacente.

Le grand balcon sinueux, ainsi que les amples terrasses panoramiques, rappellent la volonté de jouir des beautés naturelles que le scénario du Vésuve offrait, et qui représente une caractéristique prédominante de ces dépendances nobles de villégiature. Le tympan final courbe encadre une niche elliptique où il ressort une statue en briques de Saint Gennaro bénissant.

Al’intérieur de la villa, le premier étage garde, heureusement, des décors du XIX siècle et des fresques qui représentent des paysages, ainsi qu’il était d’usage à l’intérieur de ces demeures, dans le tentative de reproduire le milieu extérieur même dans les salons. Ici, entre autre, encore aujourd’hui on apprécie les portes rococo.

Mais l’élément qui rend cette villa un cas particulier à l’intérieur du décor typique des villas vésuviennes, est la présence de la fonderie.

Francesco Righetti, romain, était de fait le fondeur de confiance du Canova, auquel on commissionna à l’origine, par Napoléon, deux statues pour l’agencement de celui qui devait être un forum bonapartien. Les célèbres évènements historiques qui emportèrent Naples entre le XVIII et le XIX siècle, poussèrent Canova à retourner maintes fois à Naples pour achever les statues équestres qui furent réalisées par Ferdinand IV et mises en oeuvre en 1829 à Piazza del Plebiscito.

Très intéressant est le schéma distributif de la fonderie et des locaux suivants, situés au limite extrême de la propriété, au coin avec l’actuelle Via Giuseppe Guerra, et aujourd’hui visibles à l’état de ruines. Le plan du corps principal, à présent sans couverture, est rectangulaire avec le toit soutenu par cinq arcs en plein cintre, à l’intérieur duquel on avait réalisé, entre autre, un puis pour contenir l’oeuvre monumentale.

A remarquer est l’expertise artisanale de Righetti, lequel, par une technique innovatrice, basée sur le principe des vases communicants, réussit à fondre la première statue, réalisée en 1819, en 5 minutes seulement.

La raison pour laquelle Righetti, en 1816, choisit juste San Giorgio pour édifier la fonderie, ensuite transformée par les Bruno en verrerie, semble être liée à la collaboration active avec le Marquis Cerio, lequel, en étant un grand admirateur de Canova, intercéda favorablement, en permettant à Righetti d’implanter la structure, bien qu’il ait de fortes protestations pour la part des nobles voisins. Ce qu’on a dit dessus, est exemplificateur de l’anomalie que cette urgence architecturale représente à l’intérieur du scénario vésuvien, et qui est sûrement intéressante même pour l’archéologie industrielle.

Les villas de San Giorgio a Cremano créent le long des rues antiques une cortine continuelle, derrière la quelle il se cache la riche articulation des espaces affectés à la verdure, où le jardin a un rapport direct avec les milieux, selon les goûts et le désir du propriétaire. En quittant le centre véritable, et en dépassant Place Massimo Troisi, on continue vers la « rue qui conduit à la montagne » et on rencontre la Cappella del Pittore (largo del Pittore).

 

 

 

VILLA VANNUCCHI - Corso Roma, 43/47

Le long de l’antique Via Teglie, en 1755 environs, Giacomo d’Aquino di Caramanico “gentilhomme de chambre du Roi”, acheta, par les descendants de Giovanni Battista Imparato, deux ensembles architecturaux, une “Maison palacée, et une dépendance bâtie à la romaine” et une ferme de quatorze muids en partie à bois.

La demeure est une parmi les plus imposantes de la zone vésuvienne, ainsi qu’il est indiqué dans le programme figuratif, selon un projet de l’architecte Antonio Donnamaria, avec une ample perspective sur la rue, où une suite de pilastres corinthiens s’alterne à une rangée double de balcons aux balustrades pansues en fer forgé, surmontées par des tympans courbes aux fenêtres au premier étage et sans décorations à l’étage supérieur; la façade postérieure, ouverte sur le panorama environnant, s’articule en une série d’arcades, de loges, de porches sur le jardin à l’italienne, projeté en 1783 par l’architecte Pompeo Schiantarelli et caractérisée, comme on lit sur le plan Carafa, par une allée, qui en partant d’un arrière-plan à exèdre au bout de la cour, conduisait à une fontaine avec quatre vasques latérales disposées symétriquement en diagonal, coeur de quatorze allées ouvertes en éventail qui arrivaient au bord de la propriété ; tout était disposé selon la vue de perspective du panorama.

La “Villa et délices des d’Aquino, appelés de Caramanico” eut sa splendeur la plus grande au XIX siècle, sous le règne de Joachim Murat, pour les fêtes somptueuses que le prince Tommaso d’Aquino et sa femme Teresa Lembo, nièce de Murat, offraient à leurs hôtes, et ils restent mémorables les fêtes « Quand Joachim venait ici, il est clair qu’il ne pouvait pas venir tout seul, mais le nombre de ceux qui s’invitaient à l’accompagner, était si débordant, que tu l’aurais dit un peuple… Les glaces et les rafraîchissements, pendant le temps de ces soirées, étaient si abondants, que cela c’était un grand gaspillage ».

Dans la deuxième moitié du XIX siècle, la villa fut achetée par le comte Lorenzo Van den Henvel et en 1912 elle passa à la famille Vannucchi.

La villa a une façade tellement ample, qu’elle ne permet pas d’être vue d’un seul regard, et la ruelle ne laisse pas transparaître l’espace le plus suggestif de la construction sur le derrière, où les corps latéraux enferment une double loge superposée, et toute l’architecture est étudiée en fonction du paysage et de l’agencement descendant du sol.

Le jardin magnifique situé derrière, plus petit seulement du bois royal de Portici, garde encore aujourd’hui quelques-uns parmi les plus beaux exemplaires d’arbres de camphre et de pins, et encore de yeuses, de palmiers, de magnolias, de dattiers, de cédratiers, de mimosas, d’ abricotiers.

La chapelle dédiée à l’Immaculée Conception . La sacristie, la salle de la musique et un théâtre (ex-écurie) achèvent le grand projet architectural de cette demeure nobiliaire, qui à présent appartient à la Municipalité de San Giorgio a Cremano.

 

 

VILLA BONOCORE - Via Alessandro Manzoni, 41

La propriété appartenait à la famille Ramo et ensuite à la famille Bonocore. A présent il ne reste que des ruines. Elle consiste dans une énorme construction rectangulaire en pierres de tuf, et aujourd’hui presque oubliée et en plus inaccessible, en étant située plus en bas par rapport à la rue principale. La villa n’appartient pas à la “ Villa de Délice ”, mais elle était une villa affectée à l’agriculture. La présence de deux terrasses situées à l’extrémité de la structure ne contribuent pas à rendre plus lumineux cet aspect massif, en étant-elle située trop en haut. Le plan originel présentait l’entrée à la ferme par une cannelure

(Alveo San Michele), une sorte de couloir appelé “ la rue qui conduit aux petits bassins d’eau ”. Ici nous pouvons voir une exèdre là où il y avait une porte d’entrée à la propriété voisine, à la Chapelle dédiée à saint Michel Archange. D’ici, il commence une longue allée qui conduit à l’entrée du bâtiment, où il y avait une large cour rustique où l’on développait l’activité agricole.

 

 

VILLA BORRELI - Via Bruno Buozzi, 27

Cette villa garde encore le nom de son propriétaire Antonio Borrelli, qui l’acheta en 1877, ainsi que Gleijeses nous informe. Bien que le bâtiment soit construit plus tard, il conserve l’empreinte du Baroque dans sa façade originelle. Le deux fenêtres affichent encore des structures baroques et des volutes, tandis que le balcon maintient encore son structure originelle et gracieuse en fer forgé. Après l’entrée, nous trouvons un joli atrium du XVIII siècle avec du plâtre et des lunettes. L’atrium devient plus large à la hauteur des escaliers à gauche de l’entrée. Une voie d’entrée est ainsi formée avec 3 embrasures, par lesquelles nous allons dans une cour intérieure où le premier étage correspond à une large terrasse panoramique.

De l’autre côté, au bout de la cour, il se trouve une terrasse soutenue par 3 arcades, qui divisent le bâtiment du jardin situé derrière, et qui donnent à la cour une structure élégante et symétrique.

Il nous restent encore des décors de haute qualité ; un large mascaron du XVIII siècle au sommet des escaliers, et quelques décorations dans les joints des volutes des escaliers.

 

 

VILLA CARACCIOLO DI FORINO - Via Enrico Pessina, 34

Il n’y a aucune trace du plan originel de ce bâtiment, qui fut donné du dernier descendant de la famille Caracciolo à l’Institut de Gérontologie, aujourd’hui les Pauvres Soeurs de la Visitation. De la rue nous pouvons admirer l’atrium avec une large voûte à voile.

 

 

VILLA CARAFA PERCUOCO - Via Bruno Buozzi, 23

Cette villa appartenait à Don Pietro Maria Firrao, Prince de Luzzi, propriétaire du merveilleux Palais Firrao Bisignano à Istanbul. Ce palais porte le nom des  derniers propriétaires, La famille Percuoco Carafa. Aujourd’hui ce bâtiment a un aspect néoclassique, mais le plan donne une idée de grandeur. La villa, parmi les autres, est la seule à se développer symétriquement sur les deux côtés de la rue. En fait, devant le bâtiment une exèdre conduisait dans le parc qui était assez large.

 

 

VILLA CARSANA - Via Enrico Pessina, 2

Ce bâtiment fut construit par la famille Caracciolo de Lavello et agrandi par les Caracciolo de Avellino qui développèrent tout ce qui existe aujourd’hui. Le bâtiment se trouve au coin entre “ Largo dell’Arso ” et Via Pessina. La villa se développe autour de deux cours, à travers la première desquelles on peut accéder à la porte d’entrée principale qui donne sur la rue.

Là où la rue est plus étroite, nous trouvons la Chapelle de l’Addolorata , qui a été bien conservée avec sa sacristie. La villa appartenait à l’ancienne famille Caracciolo, et à la moitié du XIX siècle environs, elle passa à une branche de la famille Medici, Princes de Ottaviano, et en 1899 elle devint de propriété du Duc Nicola di Sangro.

A présent il ne reste aucune trace des énormes salons et de la salle à manger elliptique, de la large terrasse, et de deux pavillons semi-octogonaux.

Les cours ont été modifiées et il ne reste plus rien du grand vestibule. Au milieu du jardin il y avait un long passage pour piétonnes qui conduisait au “ caffeaus ” et au pavillon. Dans un document héréditaire du 1899, le jardin était décrit comme une piste pour chevaux avec beaucoup de rangées de mûres sauvages, de romarin et d’autres plantes ornementales.

 

 

VILLA CERBONE - Via Enrico Pessina, 24

Cette villa appartenait à la Famille Cariati, et elle fut restaurée dans la première moitié du XX siècle. En dépit du style du XIX siècle, la structure reste originelle : le vestibule conduit vers un atrium large et elliptique, duquel ils serpentent deux escaliers. Ils nous conduisent à un deuxième atrium à l’étage supérieur, qui est pareil à l’étage sous-jacent, et à travers 3 portes, nous entrons dans les chambres particulières.

Ici nous trouvons 3 séries de charpentages qui partagent le plafond en 6 sections. Les murs extérieurs sont elliptiques et ils abritent les escaliers. Dans les murs courbes nous pouvons encor voir les structures des fenêtres supérieures en style Baroque, qui nous rappellent le mouvement des escaliers intérieurs ; au centre du plafond de l’atrium il se trouve une énorme fresque du XIX siècle. Rien ne reste du jardin, jadis riche en statues, en bustes et en bancs.

 

 

VILLA COSENZA - Via Cavalli di Bronzo, 51

Ce bâtiment appartenait à la Famille Vannucchi, mais à présent il appartient à la Famille Cosenza. Au XIX siècle cette villa fut complètement restaurée et il ne reste rien de son aspect originel, sauf les arcades et les colonnes de l’atrium. Les décorations sont conservées en bonnes conditionnes. Aremarquer, les balcons en verre et en fer qui entourent les arcades de la cour située derrière.

 

 

VILLA F. GALANTE - Via Bruno Buozzi, 17

Cette villa maintient encore l’aspect du XVIII siècle. Sur la rue il y a encore du plâtre ouvragé du Baroque. Les balcons, en fer forgé et les voûtes, sont décidément dans le style de Vaccaro. L’escalier est soutenu par des arcades et il se développe sur un seul côté de l’atrium. Immédiatement après l’entrée, nous trouvons une exèdre, là où autrefois il y avait une statue de San Gennaro. De la partie postérieure nous voyons deux petites tours, du plâtre et sous l’amortissement, une image du Saint qui garde les armes de la famille et deux petites ampoules.

 

 

VILLA G.A. GALANTE - Via Enrico Pessina, 56

Cette villa appartenait à Michele Lofrano et ensuite elle passa à la Famille Galante, qui la restaura dans le siècle dernier. La vue de la cour en terrasses garde encore le style du XVIII siècle, et il y a encore un large escalier en “ piperne ” avec des archivoltes croisées et bâties par des voûtes. Une valeur spéciale est à attribuer à la décoration en bois à l’entrée de l’archivolte. La structure se développait autour de deux cours. L’entrée principale nous conduit à la villa réelle, qui fut une parmi les plus vastes, avec une large voie d’entrée et un grand jardin situé derrière.

 

 

VILLA GIARRUSSO - Via Bruno Buozzi, 35

Ce bâtiment se trouve dans une antique cour compacte. De la vue principale, à côté de l’arc de porte le plus important, nous voyons une intéressante décoration en bois et deux larges ovales Baroques. Le bâtiment est au deuxième étage et il a des fenêtres originelles et sinueuses, décorées avec du plâtre.

 

VILLA GIULIA - Via Cavalli di Bronzo, 16

Nous avons peu d’informations en ce qui concerne cette villa. Gleijeses nous rapporte qu’elle est même appartenue à la Famille Vannucchi. Son plan a la forme d’un “ L ”, et nous pouvons encore voir le remarquable escalier antique intérieur. Le jardin est merveilleux et dans son milieu il se trouvait une treille, et à son but, il y avait une niche qui gardait une statue du XIX siècle.

 

 

VILLA LEONE - Via Enrico Pessina, 18

Cette villa appartenait à la Famille Berio, qui était une noble famille napolitaine, qui habitait dans un palais anonyme à Via Toledo. Cette villa est énorme, et elle possède une imposante tour de laquelle on peut jouir d’un panorama splendide.Ensuite, cette villa passa à la Famille Mammucca Varga, Princes de Casapesenna, à laquelle il appartient les armes de famille en marbre, sur lesquelles nous pouvons lire l’inscription “ Mammucca assi assi Vargas Mammucca ”. Depuis 1913 elle appartient à la Famille Leone. La façade néoclassique restaurée, est divisée en deux niveaux : le mur du rez-de-chaussée est en bossage rustique, tandis que le niveau supérieur abrite deux balcons, un large balcon au premier étage, et un balcon plus petit au deuxième étage.

Le premier étage affiche des balcons arrondis, qui font partie, très probablement, du bâtiment originel. Les pièces du premier étage donnent sur une terrasse panoramique, avec un large salon central qui a une ample vue. Les 3 grandes arcades qui soutiennent la terrasse, sont entrecoupées d’un couple de colonnes en briques rouges.

Au but de la cour nous voyons une structure symétrique sur laquelle il se trouve une terrasse suspendue, fermée par une grille artistique qui sépare le jardin de la villa. Bien que la terrasse suspendue soit une modernisation du XIX siècle, elle donne une grande contribution à l’aspect monumental de cette villa.

 

 

VILLA LIGNOLA - Via G.A Galante, 85

Cette villa fut bâti en 1742, probablement par Pietro Lignola ; un noble professeur d’Art qui fut élu président du Conseil Royal Saint. La villa se compose de deux cours et elle fait partie des villas agricoles, qui se trouvent sur les hauteurs de San Giorgio. Dans ce cas, la structure est raffinée et élégante. Sa longue perspective a un simple mouvement crée par un mur de pilastres et

décorations rococo, que nous pouvons encore admirer autour de quelques balcons. Les deux entrées sont situées à la fin du bâtiment et elles ferment le corps central. La perspective converge sur le balcon central du premier étage, encadré par deux pilastres, qui enrichissent la structure terminale du bâtiment. Il est important le dessin du portail où nous pouvons encore admirer des décorations en bois. L’entrée sur le côté gauche nous conduit à la cour principale dans laquelle il est situé un grand escalier ouvert.

 

 

VILLA MARIA - Via Bruno Buozzi 37

L’entrée de ce bâtiment est située dans l’étroit tournant entre Via Pessina et Via B. Buozzi et elle se trouve juste à la fin de Via Pessina en face de Largo dell’Arso. La décoration des structures des portes est intéressante et elle se termine avec celle du balcon supérieur, en accord avec l’influence du Baroque. L’atrium décoré avec une étoile en plâtre, nous conduit au jardin où nous trouvons un sanctuaire, qui probablement garde une image du saint Patron.

 

 

VILLA MARULLI - Viale Bernabò, 22

En 1664, son frère donna cette villa et sa ferme au peintre Luca Giordano. Il allait souvent là-bas pour se reposer, et l’entrée de la villa était située à la fin de Viale Bernabò. Dans la dernière partie de la rue, parmi les vignes grimpantes, il est encore possible de voir quelques éléments de roche volcanique, qui décoraient la petite paroi, aujourd’hui complètement détruite. Face à ce panorama il y a deux haut arbres de palmes d’un grand effet scénographique, derrière lesquels nous voyons un revêtement spécial doublement nivelé. Peu de choses nous restent de cette antique villa, comme par exemple quelques traces d’une fresque le long du grand escalier qui caractérise la Vierge et quelques Saints.

A l’entrée de la propriété, dans le petit coin de Pittore, Giordano avait une petite Chapelle, dédiée à la Sainte Vierge. Cette Chapelle, avec une petite tour audessous, fut élargie et restaurée en époques différentes, et aujourd’hui elle n’a aucune décoration Baroque. A l’intérieur, du côté de l’autel, nous trouvons deux petits portraits qui représentent saint Joseph et saint François de Paola, attribués à Luca Giordano.

 

 

VILLA MARULLIER - Via Enrico Pessina, 5

Ce bâtiment confine avec l’entrée de villa Astarita, l’entrée principale de laquelle reste à l‘intérieur du conseil territorial de Portici. La propriété appartenait à Enrico Marullier, et depuis 1904 à la Famille Astarita. Probablement ce bâtiment a été de propriété de Enrico Pessina. De cette antique villa, il ne nous reste que quelques ruines, seulement l’arc de porte principal entrouvert, par une arcade plus basse dans laquelle il se trouve encore une décoration en bois. Il y a même une simple décoration Rococo sur le crochet de la clé principale. La Chapelle noble est située le long de la rue, à côté du corps principal du bâtiment. En regardant attentivement ce bâtiment, nous pouvons remarquer qu’il y a quelques créneaux néogothiques, mais la considérable hauteur de sa structure nous dit, que pendant un siècle environs, elle a été adaptée à des modernes appartements loués

 

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VILLA MENALE - Via Enrico Pessina, 57

Il ne reste que quelques ruines, de cette villa Baroque qui a fait partie de la restauration du XIX siècle, qui a éliminé autant le jardin que l’exèdre dans la cour.

 

 

VILLA OLIMPIA - Via Enrico Pessina, 73

A l’intérieur de ce bâtiment actuel, nous pouvons encore admirer les ruines de cette villa du XVIII siècle. Il s’agit d’un bâtiment composé d’un seul étage avec une grande terrasse qui donne sur le jardin. Là, il devrait y avoir été une terrasse où il est encore visible un médaillon blanc émaillé en terre cuite, avec l’image de saint Gennaro.

 

 

VILLA PIGNATELLI DI MONTECALVO - Largo arso, 1

La Princesse Emanuela Caracciolo Pignatelli, Duchesse de Montecalvo, construisit ce palace et donna la statue de Saint George Patron de la ville, à l’église Santa Maria del Principio.

Quand elle mourut, le bâtiment passa à Emiddio Mele. Quand la villa retourna à la Famille Pignatelli, la propriété fut partagée entre les deux frères Carlo et Paolo à la fin du XIX siècle. Paolo, en étant le cadet, eut la petite Chapelle et les autres bâtiments qui composaient la partie rustique de la villa, qui habituellement venait louée.

Cette villa, qui est une parmi les plus larges, fut dessinée par San Felice, duquel nous pouvons reconnaître son oeuvre à forme de losange dans la plus basse partie du bâtiment, pareil à Palais Serra di Cassano.

La partie la plus basse de ce bâtiment abrite deux rangs de balcons situés parmi des pilastres géants. Au milieu, sur la porte d’entrée il se trouve un balcon monumental orné avec des décorations somptueuses. Cette architecture fait l’effet, et elle respecte le style Baroque en donnant de la luminosité à l’équilibre des murs de la cour. L’atrium est représenté par un ample espace octogonale. Dans les murs secondaires nous voyons quatre balcons, et sous eux, des bancs en “ piperne ”. De la cour il départ deux grand-escaliers symétriques qui montent jusqu’à une terrasse panoramique au premier étage, où il y a un large et central salon elliptique. Près de la villa il se trouve encore un antique oratoire dédié à la Vierge Marie.

 

 

VILLA PIZZICATO - Via Pittore, 70

Ce bâtiment est en ruine, entouré par de modernes bâtiments saillants. Depuis le XVIII siècle, il ne reste que deux murs antiques en “ piperne ” et une section de l’exèdre qui conduit dans le jardin, où l’on a construit de modernes appartements. Il ne reste que quelques décorations Baroques comme du plâtre dans la cour et des balustrades en “ piperne ” sur la terrasse qui donne sur la mer.

 

 

VILLA RIGHI - Via Enrico Pessina,45

A l’origine elle appartenait à la famille De Martinis, et puis à Mara Durante, qui en 1931 épousa Evaristo Righi.

Ensuite cette villa eut plusieurs propriétaires, et elle fut divisée en appartements. Le bâtiment est délabré, et seulement l’atrium originel a pu abriter des fresques dans le style de Pompei.

L’atrium était riche de statues gardées en niches, et de bancs en plâtre. Ils imitaient les “ sellae ” Romaines et elles furent placées le long de deux côtés des parois.

Aujourd’hui il n’en reste qu’une.

D’un côté de la grille de la cour, on a trouvé deux aigles Impériales, qui jadis conduisaient vers le jardin.

 

 

VILLA SALVETELLA - Via Sant’Anna, 44

Cette villa fut construite à la moitié du XVIII siècle par les Barons de Ripa. En 1764 elle fut achetée par le Baron Salvatella. L’imposante façade est divisée en deux partie – le rez-de-chaussée et le premier étage, où il se trouvent de larges balcons avec une structure néoclassique qui nous rappelle le Palais Royal de Caserte. La voûte la plus basse a été certainement élargie dans le temps dans sa partie antérieure, ragréée avec des fausses briques rouge en plâtre, elle garde de remarquables chapiteaux ioniens avec des pilastres qui mettent en évidence la façade dans son style néoclassique. Une arme de la famille noble est placée sur la porte principale.

Au contraire, la structure de la terrasse est en ligne avec les villas baroques, et son plan asymétrique est en position opposée avec les maisons rustiques qui se trouvent dans cette zone. Les fresques sous la voûte de l’atrium sont baroque autant que les escaliers à gauche de l’entrée ; il ne reste que le premier escalier. Deux colonnes, ornées avec des vases en terre cuite, entouraient autrefois les marches de la grille du jardin.

 

 

VILLA SINICROPI - Via Pittore, 100

Au XVIII siècle cette villa avait une vue frontale. Sa façade n’a guère des ragréments différents du dessin joli sur la porte principale avec une décoration Baroque qui se relie au bord du balcon supérieur. Sur la façade il y a une plaque commémorative en marbre dédiée à Enrico Pessina, un avocat pénaliste napolitaine, qui mourut au début du siècle dernier. La villa a un plan rectangulaire avec deux corps en terrasses secondaires, ensuite modifiés en vérandas qui entouraient la cour sur les deux côtés. Le grand espace de la rue se développe sur deux étages et il affiche deux terrasses panoramiques qui donnent sur le Vésuve et sur la mer. Dans l’atrium nous trouvons deux murs antiques et une grille qui conduit vers le jardin, où nous trouvons encore quelques statues.

 

 

VILLA TANUCCI - Via Alcide De Gasperi, 10

Cette villa représentait une partie de la dot de la femme du Marquis Bernardo Tanucci, un homme d’origines toscanes, très habile mais sévère et autoritaire, qui devint un personnage important dans le gouvernement de Charles III et Ferdinand IV. Il nous dit que ce simple bâtiment, pourrait avoir été enrichi et orné par les reliques des ruines d’Herculanum, où le même Marquis fut personnellement impliqué. Le bâtiment, qui vient d’être restauré, montre de simples décorations. L’atrium est relié à la cour et il est fermé par une simple exèdre. Sur le plafond de l’atrium ils sont encore visibles des fresques. Le mémorial sur la façade principale rappelle son dernier célèbre propriétaire Antenore Bozzoni.

 

 

VILLA TUFARELLI - Via Enrico Pessina 69

La zone où Villa Tufarelli se trouve à présent, ainsi que Père Alagi nous informe, au XVI siècle appartenait à la famille Bimonti. Elle choisit de vivre là pendant sa villégiature, dans les alentours de Amoretti Square (Place Amoretti), et nous n’avons pas beaucoup d’informations en ce qui concerne cela.

Nous savons que Pietro Avallone fut le propriétaire en 1791, et en 1877 la propriété passa au Baron Gennaro Tufarelli, un aïeul de ce propriétaire qui avait le même nom.

Ce bâtiment montre le même plan de ces villas, qui est un double “ L ” avec l’atrium, duquel il commence une vaste voie d’entrée qui est en face de la cour située derrière. Ces larges espaces sont couverts avec des voiles comme les voûtes, qui créent un axe octogonal, et qui se terminent avec une ample arcade plus basse qui encadre les merveilleux escaliers qui sont situés à droite de l’entrée. De là on peut monter la première rampe avec la balustrade en “ piperne ”. L’exèdre finale dans la cour à travers laquelle on accède au jardin, affiche des bustes en marbre sur le dernier côté des Colonnes cruciformes parmi les grilles. A l’origine, le jardin fut plein de statues et de fontaines, et il arriva jusqu’à Portici, où il se trouvait une deuxième entrée à la villa, par laquelle les gens pouvaient l’atteindre à travers le parc. Les larges terrasses, au-dessus de deux ailes du bâtiment, avec le jardin et le long balcon, duquel nous pouvons encore voir le Vésuve, représentent des éléments architecturaux qui nous permettent de jouir du panorama que la nature nous offre sur les déclivités du Volcan.

 

 

VILLA TUFARELLI - Via Tufarelli, 49

Le propriétaire actuel est le Comte Fabrizio Tufarelli. La villa est encore bien  conservée, et elle a été parmi les rares bâtiments qui a été subdivisé. Cette maison solitaire se trouvait loin de la mer, et donnait sur le Vésuve et sur la campagne. Elle surgit dans une zone cultivée qui grimpait vers l’antique rue du Palais Royal de Portici. Toutes les villa présentes sur les hauteurs de San Giorgio étaient construites en utilisant le sol fertile autour du Vésuve, et elles étaient bien plus vieilles que le même Palais Royale. Elles étaient plus indiquées pour la méditation que pour la mondanité.

Le bâtiment présent dérive d’une petite maison avec une petite tour, construites au XVII siècle par la Famille Bolino, qui bâtit, parmi d’autres choses, l’antique Chapelle de La Madonna del Carmine…. avec une petite entrée à côté de l’entrée principale de la propriété. La Chapelle est la plus ancienne, et elle attire encore les fidèles à l’Eglise. A l’intérieur de la Chapelle, sur l’autel principal, il y a une peinture de Solimene, et du côté de l’autel, nous voyons deux peintures attribuées à Spadaro et à Giordano. Le plancher est en carreaux et il décrit les Armes de Famille. La villa apparaît comme un château fortifié, fermé par des murs hautes et robustes renforcées par des remparts.

 

 

VILLA UMMARINO - Via Gramsci, 90

Aujourd’hui cette villa est subdivisée, et en étant été restaurée dans les années 1880, elle n’a rien qui rappelle le XVIII siècle. Le seul élément connu du XVIII siècle est la “ serliana ”, située entre l’atrium et la cour, tandis que le créneau et les petites arcs de la tour plus basse, à sud de la cour, nous rappellent les antiques tours coutières de contrôle.

 

 

 

VILLA ZAMPAGLIONE - Via Enrico Pessina, 32

Cette villa fut achetée par la Famille Riario Sforza et elle fut donnée en dot à un membre de la famille qui épousa le Baron Lorenzo Zampaglione. La Famille Zampaglione continuait à utiliser la villa pour la villégiature. La propriété originelle construite était de 7000 mètres, et elle décrit les fresques et les décorations de la villa. La solution architectonique de quatre fenêtres très larges au premier étage, transformait le salon dans un “ jardin d’hiver ”. Aujourd’hui la villa se trouve dans un mauvais état, la porte d’entrée à la villa était en “ piperne ”, ainsi que nous pouvons voir de la structure intérieure qui maintenant est appréciée de nouveau, après la chute du plâtre extérieur. Au but du jardin, il était situé un sanctuaire, qui gardait le buste de saint Gennaro, mais nous ne pouvons pas entrer à cause d’un mur qui a été bâti pour subdiviser la propriété.